Quelles sont les étapes pour le permis de conduire ?

Obtenir le permis de conduire en France suppose de franchir plusieurs étapes administratives et pédagogiques, dont l’enchaînement a peu changé sur le fond mais dont les modalités pratiques évoluent régulièrement. Entre la constitution du dossier, la préparation au code de la route, les heures de conduite et le passage des examens, le parcours du candidat s’étale sur plusieurs mois. Le cadre réglementaire récent, notamment sur le financement via le CPF, modifie aussi la donne financière.

Numéro NEPH et inscription : le point de départ administratif

Avant toute leçon de code ou de conduite, chaque candidat doit obtenir un numéro NEPH (Numéro d’Enregistrement Préfectoral Harmonisé). Cette démarche se fait en ligne sur le site de l’ANTS (Agence nationale des titres sécurisés). Le formulaire demande une pièce d’identité, un justificatif de domicile, une photo d’identité numérique et, pour les candidats nés après 1987, l’attestation de recensement ou le certificat de participation à la Journée Défense et Citoyenneté.

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Le délai de traitement varie selon les périodes, mais le numéro NEPH reste valable durant toute la durée de la formation. Sans ce numéro, aucune inscription à l’examen n’est possible.

Les candidats mineurs doivent fournir une autorisation parentale. Pour ceux qui optent pour la conduite accompagnée (AAC), l’inscription peut se faire dès 15 ans en vue de l’épreuve théorique.

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Financement du permis de conduire via le CPF : ce qui change en 2026

Les guides classiques sur les étapes du permis passent rarement par la question du financement. Elle conditionne pourtant le calendrier réel de la formation pour de nombreux candidats salariés.

Le Compte personnel de formation (CPF) permet de financer la préparation au permis B. Depuis un décret du 30 mars 2026, toute demande déposée à partir du 2 avril 2026 implique une participation forfaitaire obligatoire de 150 euros à la charge du candidat. Ce montant était fixé à 100 euros lors de l’instauration du dispositif par le décret du 29 avril 2024, puis porté à 103,20 euros au 1er janvier 2026 avant cette dernière hausse.

Jeune homme en leçon de conduite avec son moniteur dans un véhicule auto-école en ville

En pratique, cette participation s’ajoute au reste à charge éventuel si le solde CPF ne couvre pas l’intégralité du forfait auto-école. Le candidat qui prévoit de mobiliser son CPF doit donc intégrer ce coût dès l’étape de planification budgétaire, avant même de commencer le code.

Épreuve théorique générale : préparer et passer le code de la route

L’épreuve théorique générale (ETG), communément appelée « le code », porte sur la signalisation, les règles de circulation, le comportement du conducteur, la mécanique de base et les premiers secours. L’examen consiste en un QCM de 40 questions, avec un seuil de réussite fixé à 35 bonnes réponses.

La préparation peut se faire en auto-école (cours collectifs en salle avec un enseignant) ou via des plateformes en ligne. Les deux approches sont compatibles et souvent combinées. Le passage de l’examen lui-même se fait dans un centre agréé (La Poste, SGS, Bureau Veritas, entre autres), sur inscription individuelle.

  • Les candidats nés après une certaine date doivent fournir l’ASSR 2 (Attestation scolaire de sécurité routière de niveau 2) ou l’ASR pour s’inscrire à l’épreuve théorique.
  • Le résultat du code est valable pendant cinq ans, ou jusqu’à cinq présentations à l’épreuve pratique, selon ce qui survient en premier.
  • Un échec au code ne bloque pas la poursuite des leçons de conduite, mais l’examen pratique ne peut pas être passé sans code valide.

Formation pratique à la conduite : volume d’heures et évaluation initiale

Une fois le code obtenu (ou en parallèle, selon les auto-écoles), le candidat entame la formation pratique. La réglementation impose un minimum de 20 heures de conduite en boîte manuelle (13 heures pour une formation en boîte automatique). Ce volume est un plancher légal, pas un objectif pédagogique : la plupart des candidats ont besoin de davantage d’heures pour atteindre le niveau requis.

Avant le début de la formation, l’auto-école réalise une évaluation initiale. Elle sert à estimer le volume d’heures nécessaire et à adapter la progression pédagogique. Cette évaluation n’est pas un examen, mais un diagnostic.

La formation pratique couvre quatre compétences principales, organisées selon le Référentiel pour l’éducation à une mobilité citoyenne (REMC) :

  • Maîtriser le maniement du véhicule dans un trafic faible ou nul.
  • Appréhender la route et circuler dans des conditions normales.
  • Circuler dans des conditions difficiles et partager la route avec les autres usagers.
  • Pratiquer une conduite autonome, sûre et économique.

Le livret d’apprentissage, remis au candidat, trace la progression dans chacune de ces compétences. L’auto-école décide du moment où le candidat est présentable à l’examen, sur la base de cette évaluation continue.

Examen pratique du permis B : déroulement et résultat

L’épreuve pratique dure environ 32 minutes. L’inspecteur évalue la capacité du candidat à conduire de manière autonome et sûre, en situation réelle de circulation. L’examen inclut une vérification intérieure ou extérieure du véhicule, une manoeuvre (créneau, marche arrière, demi-tour) et un temps de conduite effective.

Le barème repose sur une grille de compétences. Le candidat doit obtenir un minimum de 20 points sur 31, sans commettre d’erreur éliminatoire (franchissement de ligne continue, non-respect d’un stop, mise en danger). Le résultat est consultable en ligne sous 48 heures après l’examen, via le site de la Sécurité routière.

Jeune personne tenant son permis de conduire devant une préfecture française avec un sourire de satisfaction

En cas de réussite, le candidat reçoit un certificat d’examen du permis de conduire (CEPC) qui fait office de permis provisoire pendant quatre mois, le temps de recevoir le titre définitif. La demande de fabrication du permis se fait sur le site de l’ANTS.

Permis probatoire et obligations après l’obtention

Le permis obtenu est un permis probatoire doté d’un capital initial de 6 points. La période probatoire dure trois ans (deux ans pour les candidats ayant suivi la conduite accompagnée). Pendant cette période, le conducteur est soumis à des limitations de vitesse spécifiques et doit apposer le disque « A » à l’arrière du véhicule.

Le capital de points augmente progressivement chaque année sans infraction, jusqu’à atteindre le plafond de 12 points à l’issue de la période probatoire. Une infraction entraînant un retrait de points pendant cette phase peut imposer un stage de sensibilisation à la sécurité routière.

Le parcours vers le permis de conduire est balisé par des obligations réglementaires précises, mais le calendrier réel dépend largement du rythme d’apprentissage du candidat et de la disponibilité des places d’examen dans son département. Prendre en compte la dimension financière, notamment la récente hausse de la participation CPF à 150 euros, permet d’éviter les mauvaises surprises en cours de formation.

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